Association des Ingénieurs INSA
 

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L’augmentation du nombre d’ingénieurs, c’est fini !

Publié le 30/07/2010

Délégué général du Cefi, Claude Maury est un observateur privilégié de la formation et de l'emploi des ingénieurs. Il aborde ici la mutation attendue des formations d’Ingénieurs. 



La formation des ingénieurs semble aujourd’hui, toujours adaptée et plusieurs indications vont dans ce sens.

Même si c’est momentanément plus difficile, on constate d'abord que l’insertion dans le monde du travail a toujours été bonne ces dernières années, et supérieure en tout cas à celle des autres filières.

On perçoit en second lieu que les écoles font en continu des efforts pour ajuster la formation aux demandes des entreprises. Depuis plusieurs années, les écoles portent une attention nouvelle à l’approche compétence, qui implique de mieux expliciter les attentes concrètes des entreprises vis à vis des ingénieurs en début de carrière.

Autre tendance notable, l’apprentissage se développe. La politique menée actuellement au niveau du gouvernement vise indiscutablement à réduire la distance entre le monde des écoles et le monde des universités ; beaucoup d’écoles sont intégrées dans des universités ou possèdent même des structures d’université. Ainsi, les universités sont encouragées afin de rénover les licences, à développer des classes préparatoires.

Les modèles évoluent et on ressent clairement la vanité de rester dans des schémas fermés d’opposition. Nous n'avons pas conscience par exemple du fait qu'un quart des ingénieurs diplômés français sort d’universités de technologie proches du modèle allemand, comme les Insa, les universités technologiques ou les instituts polytechniques nationaux.

L’augmentation du nombre d’ingénieurs, c’est fini. Pour de simples raisons démographiques, les écoles trouvent leurs candidats au sein de la filière scientifique du secondaire, qui est aujourd'hui en flux quasi-stabilisée. Il est peu probable que puissent se maintenir des croissances étonnamment fortes de 3 à 4 % alors que le vivier primaire ne change plus. 

On va ainsi certainement arriver à un palier, ce qui semble cohérent avec les capacités d'absorption du marché de l’emploi. 

D’après l’Interview donnée par C. Maury au site emploi.techniques-ingenieur.fr – Juillet 2010

Animatrice Internet

Fin de publication le 26/08/2010